jeudi 19 octobre 2017

Sort!





Sort,
Sort,
Sort, petit diablotin,
Sort, la porte est ouverte,
Viens voir le monde ce matin,
Car c’est ton matin,
Le premier qui te donne le jour, 
Tu vas t’habituer à ces lueurs,
À ces humeurs.
Viens, conter les tiennes,
Au fil des ans,
Mais ne brûle pas les étapes,
Commence à babiller,
Commence à évoluer à quatre pattes, 
Redresse-toi.
Lance tes premiers mots, compris, analysés,
Va étudier sur les bancs du savoir,
Va apprendre, comprendre à l’école de la vie, 
Chaque seconde,
Chaque minute,
Chaque heure,
Chaque jour,
             Semaine,
             Mois,
             Années,
Sont des livres ouverts sur la connaissance,
Des pages écrites par ta présence.

                                     ∼∼∼∼∼

Va, viens, sort de ce corps,
Suis-je fou, folle,
Cette âme, sa coque, point ne la reconnaît, 
Le tain du miroir reflète autre chose,
Ce n’est pas une âme noire,
Non, autre chose,
Un autre être,
Celui qui ne me ressemble pas,
Je crie, tremble, me révolte,
Face à cette image étrangère,
Faut-il que je disparaisse,
Faut-il que je transgresse, 
Les interdits,
Dans le miroir, un corps masculin,
Dans le miroir, un corps féminin, 
Dans mon âme, je suis féminin,
Dans mon âme, je suis masculin, 
Je peux garder cette enveloppe, 
Je peux aimer un être du même sexe,
Plus encore, 
Ëtre chrysalide et de ce cocon,
Produire la transformation de mon être,
Ëtre enfin ce que je devais être,
Répondre à la question,
Qui suis-je ?
Sorts de cette enveloppe,
Une nouvelle naissance,
Hamlet déclamait « Être ou ne pas être »
Garder, casser la bogue de son contenant,
Donner un sens à sa vie,
Trouver les sens de la vie, 
Que la conscience de l’animal humaine, 
Que nous soyons, permet d’en trouver la voie, 
Dans le tempo de la musique,
Nous sortons de notre coquille, 
Et nous nous trémoussons au son de la savane retrouvée,
Nos origines vibrent dans nos âmes, 
Comme notre genre s’affirme en quittant le cocon.
Hétéro, 
Homo, Femme, 
Homme, 
Nous ne sommes que d’un seul genre, 
Plantigrade, bipède, omnivore, ovipare, 
Nous sommes dans le monde animal
Des humains.
Bernar-Cauvin@02/10/2017

jeudi 4 mai 2017

France



Devise de la France.




France, réveille-toi, 
Pense à tes enfants, 
Il est l’heure de songer au devenir, 
Au chemin du savoir de s’ouvrir, 
Pense à tes enfants, 
Ceux qui sont à venir, 
Ceux pour qui l’ombre  nauséabond
Apporte son règne, 
Celle qui éteint le siècle des lumières, 
Rayonnement de ta pensée, 
Non, France, 
Ne te laisse pas embarquer, 
Sur des flots obscurs, 
Réveille-toi, redonne de la couleur dans ton ciel, 
Pense à tes petits-enfants, 
Qui auront les regards, les mains accusatrices sur leurs têtes, 
Tout comme leurs cousins Germains,
Ne te laisse pas emporter par les mensonges, 
D’une idéologie assassine, 
Héritière des exactions racistes napoléoniennes,
Que le Führer idolâtrait, 
France, tu mérites mieux, 
Que ce naufrage annoncé,
Ne te laisse pas berner par le miroir aux alouettes du nationalisme, 
Leitmotiv des factieux du monde entier, 
Porte ouverte à toutes les exactions contre l’humanité, 
Porte ouverte, comme dans le passé, 
À des guerres qui apporteront encore plus de misère, 
À des guerres réjouissant la finance et le capital, 
Réfléchit France à ton devenir, 
Celui-là, même difficile, qui gardera le flambeau des lumières en action, 
Ou celui qui l’éteindra au fond du gouffre des ténèbres, 
Pente dont cet avenir ne se relèvera pas, 
France, j’ai mal à ton âme, 
Celle des grands hommes, celle du peuple qui a fait ton histoire, 
Celle des anonymes qui la fait vivre, 
Celle au cœur libre, 
France, réveille-toi, 
Ne laisse pas la peste brune gangrener ta vie, ton avenir.
B.Cauvin©29/04/2017




dimanche 16 avril 2017

Musique des sables...









Musique des sables…

Les grains de sable coulants des mains de l’enfant,
S’égrainent, s’envolent au vent,
Ils passent comme des notes de musique,
Tout droit sorties des enceintes amplifiées,
Le désert sahélien entre dans la maison conique,
La kora, l’oud, la darbouka, le djembé, sons unifiés.

Chants portés par l’Homme bleu venu d’ailleurs,
Pause de la caravane du soleil à la lune, sa lueur.
Bien après où son ombre s’étalait sur le dos du désert brûlant,
Passe le temps à pas lent.
Surgis cet Homme lointain parcourant le monde,
Laissant, ici ou là, son empreinte,
De l’abri sommaire à la cité mille fois repeinte,
De la trace dessinée, écrite à la parole faconde.

Les grains de sable coulant des mains de l’enfant,
S’égrainent et s’envolent au vent.
Chant de la dune,
Au clair de lune,
Musique de la brousse au désert de Gobi,
Le convoi de notes vrombi.
Cercle de famille, de tribu, foule au concert en partance,
Aux pas de la danse, la transe,
Enchaînement des vibrations du coquillage,
Du tempo des bâtons cognés l’un à l’autre,
Balancement des corps de tout âge,
Aussi loin qu’existe la musique apôtre,
Passe la caravane dans les chants du désert,
Comme les grains de sable coulant de la main de l’enfant,
S’égrainant et s’envolant au vent,
Ses notes, naturel concert.
B. Cauvin©13/04/2017








samedi 15 avril 2017

Alliances!





Homs-Syrie




Alliances !


New York,
Londres,
Paris,
Bruxelles,
Nice,
Istanbul,
Kaboul,
Tunis,
Bamako,
Stockholm,
Saint-Pétersbourg,
Homs,
Le Caire…
Villes martyres
Enfants martyrs,
La sauvagerie d’un nouveau fascisme,
Se cachant dans les draps de l’islamisme,
Un Père de la nation, qui tue ses enfants,
Avec ses complices de Daesh,
Où l’homme de l’Oural s’est fourvoyé.




Le choc de civilisations,
Est une manipulation,
En  dessous, il y a le pétrole et le gaz.
Manœuvre pour étouffer le réveil des peuples,
Comme la trahison des républicains lors de la commune de Paris,
L’alliance de la finance, des affaires, aux politiques,
Nous sers ses coups de triques,
Ne répondons plus présent au nationalisme exacerbé,
Le bras armé à de nouveaux conflits,
Soyons des Hommes,
Des Hommes libres,
Leurs illusions, c’est de nous faire croire que nous ne pouvons pas gagner,
Parole de Rockefeller (Jr) en réprimant les mineurs du Colorado, *
Notre force,
C’est que nous pouvons gagner.

B.Cauvin©08/04/2017

* 26 morts, dont 2 femmes et 11 enfants retrouvés calcinés dans le camp abritant les mineurs.
 "Ils ne faut pas les laisser croire qu'ils peuvent gagner."





Mémorial aux victimes de Rokefeller Junior.




mercredi 12 avril 2017

Chant au renouvellement




Chant au renouvellement

L’astre de jour a pris ses quartiers vers d’autres mondes,
Quelques lueurs persistent encore, s’éloignant de la ronde,
La toile et ses diamants se sont installés,
Coule la rivière paisible dans la vallée,
Elle brille du regard de la demoiselle argentée,
Le lé longeant sa balade miroitée,
Parfois, elle est enjambée d’un pont de bois,
Passerelle pour l’évasion en sous-bois.

Des lanternes accrochées aux branches des arbres,
Illuminent la verte prairie aux veines de marbre,
La liane pend en demi-cercle,
En son centre, une planchette en couvercle,
Siège de tendresse en balançoire,
À l’amour son égrisoir,
Au loin, des enfants courent après des lucioles,
Chasse aux regards de ces bestioles,
Rêver, allonger sur le tapis vert,
Au monde lointain de l’univers.

Beauté de l’infini,
Où la vie fait son nid,
Faire un vœu au passage de la filante,
À Éros, sa flèche en amour se plante,
Douceur printanière, d’un été sa mission,
Deux cœurs en font la confession,
Bienveillante belle-de-nuit,
À l’onde donne son sauf-conduit.

Une soirée sous les platanes à déguster,
Les chants des ensembles orchestrés,
Folklore de la mémoire,
Vivant loin des grimoires.

À l’instant reposé, ouïr le ululement de la chouette,
Précédemment, dans la journée, les trilles de l’alouette,
Dans le soir, un joyeux tintamarre,
Le coassement des grenouilles près de la mare.

Doux, humide, froid, passe le temps aux verts feuillages,
Tendre, apprenti révolté, assagit, traverse les âges,
Amoureux blottit au pied de la meule de foin,
Pareil, le fermier, au repos, le regard vers le loin.

Les vertes céréales s’élèvent mûrissantes,
Les abeilles, sur les champs de colza, volent bondissantes,
L’apiculteur, d’une main agile, décaisse,
Sur la tranche de pain, sa belle crème épaisse.

Désagréables pollens, maux renifleurs,
Pour l’été et l’automne, les arbres en fleurs,
Des fruits rouges aux pommes,
La crainte de l’orage qui dégomme.

Belle saison de printemps,
Au rêve remplit le temps,
Chant au renouvellement,
Désir de changement.

B.Cauvin©9-11/04/2017









mardi 4 avril 2017

Divagation printanière


Divagations printanière.


Mars s’en est allé filant loin de l’année,
Dans le céleste aussi, il s’éloigne vers d’autres lieux,
Avril arrive, et comme son premier jour,
À être un poisson dans les nuées,
Devenant la colère des cieux,
En mars, les mouettes changent de séjour,
Avec le printemps revenu,
Les nids se remplissent d’amour,
Merles et moineaux dans les haies sont contenus,
En attendant leurs petits mamours !
Adieu mars avec tes giboulées et jours d’été,
Trop tôt arrivés,
Voilà qu’au premier d’avril se dit en automne d’un jour délavé,
Qu’importe, je sais pour l’avoir vu surgir,
Le soir vole la chauve-souris.

Des magnolias aux pétales fanés,
La rose point encore née,
Les rendez-vous galants ne se font pas seulement dans les fusains,
Les alcôves en sont les desseins.
Comme des œufs, les bourgeons en éclosions,
Laissent le tendre vert étirer ses feuillages,
Pointes colorées en multi visions,
Sève éclatante du jeune âge.

Printemps à plusieurs visages,
Vers la belle saison amorce le virage,
Les artères de la terre se gonflent de la fonte des neiges,
Les plaines du limon l’agrège.

Jouirent des trilles qui s’élèvent dans le fond de l’air,
Conversation des emplumés traversant les millénaires,
L’onde soulève ses vagues monstrueuses,
Jeunesse à l’âme tempétueuse.

Blancs roses jaunes
Vert couleurs de mars avril
Belles fleurs printemps.

Nature fille du Phoenix,
Éternelle renaissance se dresse le larix,
Aux conifères, il se désabonne,
À la flamme dorée de l’automne.

Printemps, tu n’en finis pas de nous soûler
De ta sève à nous tournebouler,
Ivresse des sens,
À l’âme sa récompense.

Bernard.Cauvin ©2-3/04/2017










vendredi 3 mars 2017

Un jour d'ivers! ...Fin



 La pièce est meublée d’un lit, d’une table, quatre chaises et un buffet.
 Le garçon ne se plaint pas, mais s’il le pouvait, que si ses moyens le permettaient, il irait trouver mieux. Il patiente, dit-il un jour.
 Les autres arrivent, chacun de nous avons apporté de quoi passer une bonne soirée, pour les plats chauds, il suffira de les passer sur les deux feux.
 Pas de gros cadeaux pour ce soir de réveillons, justes des présents qui viennent du cœur, un vinyle de Brassens pour l’un, une bouteille pour un autre, un livre, une BD, c’est fait en fonction des goûts que nous connaissons. Il y a de l’amour, de la chaleur, cela vient du fond de nos âmes.
Il y a aussi ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. L’amour caché, pour la fille d’un copain, pour un copain aussi, il faut mettre cela sous le tapis, le garder pour soi, pourtant en y regardant bien, des regards, des attitudes laissent passer l’expression des sentiments.
 Nous avons été jusqu'au bout de la nuit, la lueur du jour se fait, la neige a cessé de tomber.
  Un café bien chaud, et déjà les premiers départs, puis la bande s’éclaircit.
  Rester avec lui pour remettre un peu d’ordre et faire la vaisselle, la ranger.
 Ils parlent aussi, chantent, des sourires s’échangent.
 Éros passe, transpercera-t-il les corps des flèches de son amour ?
 Le temps a passé.

Ils sont mariés chacun de leur côté, ils ont des enfants et petits-enfants. Ils se voient souvent, tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre. Ils n’ont pas oublié ce Noël lointain, il se lit souvent dans les regards. C’est leur jardin secret qu’il cultive.

B.cauvin©26/02/3017

Photo prise depuis ma chambre.